1. Quel est le but, la mission de Conchordium, et comment voyez-vous sa position au sein de la communauté musicale au sens large ?

La mission de Conchordium est d’équiper les jeunes musiciens et de les connecter entre eux par le biais d’applications musicales interdisciplinaires et communautaires. Pour ce faire, nous organisons des événements, des projets de défense et de promotion, une remise de prix et des initiatives qui montrent comment la musique peut être intégrée dans la vie de tous les jours. Nous visons également à devenir un réseau de jeunes musiciens de tous les niveaux et types de compétences dans la région du Grand Toronto. Je vois Conchordium comme un moyen alternatif permettant à des gens de la région du Grand Toronto ayant les mêmes intérêts de se rencontrer. De nombreuses personnes n’ont peut-être pas le temps de joindre un ensemble parascolaire, alors c’est une façon d’entrer en contact avec d’autres personnes ayant des intérêts similaires.

  1. Qu’est-ce qui t’a amené à fonder Conchordium ?

J’ai la chance de fréquenter une école qui a un solide programme de musique (même si ce n’est pas une école spécialisée en arts). Cependant, j’ai remarqué que lorsque nous allions à des festivals et que nous assistions aux spectacles des autres écoles, nous n’avions que peu ou pas d’interaction avec ces autres ensembles. De plus, au cours de ma neuvième année, j’ai assisté au spectacle Winter Music Night d’une autre école, et j’ai été intrigué par la façon dont les autres programmes de musique fonctionnaient dans d’autres écoles. Je voulais connaître d’autres musiciens en dehors de ma communauté à A. Y. Jackson, et je ne voyais pas de moyen efficace de le faire mis à part la participation à des ensembles parascolaires ou des camps musicaux d’été.

  1. Pourquoi penses-tu qu’il est important que Conchordium soit dirigé par des jeunes ?

Bien que la maturité et l’expérience d’un adulte soient essentielles au succès d’un organisme jeunesse, un adulte ne percevrait pas exactement les besoins de la communauté de jeunes avec la même aisance. En tant qu’étudiants du secondaire et de l’université, nous avons tous de l’expérience comme étudiants en musique dans la région du Grand Toronto, et nous sommes donc plus en mesure d’identifier des façons bénéfiques de contribuer à la communauté musicale [des étudiants]. De plus, le fait d’être dirigé par des jeunes a aussi l’avantage de donner aux jeunes l’occasion de redonner à leur communauté et de l’améliorer pour le mieux.

  1. Quels sont certains des projets majeurs que Conchordium a créés par le passé, et qu’est-ce qui se profile à l’horizon ?

À la fin de novembre dernier, Conchordium s’est associé à un autre organisme de jeunes appelé OppOrg, pour offrir une série de webinaires en trois parties sur les admissions universitaires (l’un des trois webinaires portant sur différents programmes de musique de premier cycle). Puis, à la mi-décembre, Conchordium a publié une campagne vidéo de défense de la musique qui demandait au ministère de l’Éducation de protéger le financement des programmes en arts, incluant la musique. On y trouvait des témoignages de personnes de plus de 20 écoles et nous avons reçu l’appui de plus de 25 organismes de diverses disciplines, dont un grand nombre sont dirigés par des jeunes.

Nous travaillons actuellement à établir deux cafés de rencontres potentiels qui seraient ouverts en même temps – un dans la région de North York/York et un dans la région de Mississauga/Oakville. Des détails supplémentaires seront dévoilés, mais la date provisoire sera le 26 mars 2019 – soit la veille de la journée du TPCL en Ontario. Nous organiserons également une conférence sur l’innovation en musique en mai/juin 2019 (date exacte à confirmer), qui portera sur les différentes façons dont la musique est intégrée dans notre vie (p. ex. science, technologie, questions sociales, etc.)