Pour Liz Craig, la vie tourne autour de la musique. « Le piano est mon outil principal, » dit la pianiste torontoise, dont le travail va de l’enseignement à la performance pour des mariages, et, tout récemment, l’organisation d’un récital d’Halloween pour les élèves de la région du Grand Toronto.

Liz a débuté son aventure avec le piano à l’âge de neuf ans, lorsque sa grand-mère, organiste d’église, a suggéré qu’elle commence des leçons privées, mais sa relation avec la musique a débuté bien avant cela. Toute petite, à Winnipeg, au Manitoba, Liz se souvient « avoir chanté et dansé au son de musiques sur cassettes et aussi d’avoir créé des cassettes en m’enregistrant en chantant avec mes sœurs » et elle ajoute avoir eu la chance d’aller dans une école où la musique était une matière obligatoire et quotidienne. Liz a chanté dans des chorales et joué dans des orchestres dès la maternelle.

Lorsqu’elle a débuté les leçons de piano, elle s’est consacrée à la pratique et à partager ce qu’elle avait appris avec sa famille et ses amis. « Je me souviens avoir eu l’impression que c’était le point culminant de ma journée et je me sentais toujours à ma place et entière quand je jouais et que j’écoutais de la musique. » Elle attribue à son premier professeur de piano le mérite d’avoir posé les fondations de sa vie et de sa carrière en musique. En plus d’apprendre les rudiments du piano, Liz a eu l’occasion d’apprendre des chansons populaires, des accords et de jouer à partir de partitions musicales, ce qui lui a permis de développer des compétences qui demeurent essentielles à son travail d’interprète.

Lorsqu’elle a atteint le premier cycle du secondaire, son professeur de piano est déménagé aux États-Unis, et elle a donc commencé à étudier avec de nouveaux professeurs qui ont concentré ses études sur la musique classique et l’ont préparée à une audition à l’Université du Manitoba, où elle a obtenu son baccalauréat en musique en interprétation piano avec le Dr David Moroz. Liz décrit son séjour à l’Université du Manitoba comme » ayant été une période de quatre années assez intense » qui l’ont formée à être l’enseignante qu’elle allait devenir.

Au début de ses études universitaires, Liz avait cependant déjà débuté sa carrière d’enseignante ; elle enseigna ses premiers cours de musique de groupe à l’âge de 15 ans et est devenue professeure privée à 16 ans. Au début, elle a dû relever le défi d’être prise au sérieux en tant qu’adolescente. Pour contrer ce phénomène, elle a commencé à s’habiller le plus professionnellement possible (« Je suis presque certaine que j’étais la seule adolescente de 16 ans à porter des pantalons de bureau à mon école les journées où j’enseignais « ) et à apprendre le plus possible sur l’enseignement, notamment en suivant des cours de pédagogie à l’Université du Manitoba deux ans avant de s’y inscrire comme étudiante.

Continuer sur cette voie de l’enseignement et de la performance fut un choix tout naturel après l’obtention de son diplôme, et pour Liz, ce fut une voie qui a donné lieu à de nombreuses leçons en cours de route. « Après l’université, j’ai essayé tout ce à quoi je pouvais penser pour réussir et j’ai dit oui à presque tout ce qui s’est présenté à moi. Parfois, je faisais trop confiance aux institutions qui m’embauchaient, et je pense qu’en certaines occasions j’ai été un peu trop facile à bousculer. J’ai finalement appris à ne pas présumer, à demander que tout soit mis par écrit et à dire « non » parfois, ce qui est tellement libérateur. » Elle met en garde les autres jeunes musiciens en début de carrière contre le fait de » jouer en échange de visibilité » et leur conseille « si ça semble trop beau pour être vrai, trop louche ou beaucoup trop peu payé, tournez les talons et ne regardez pas en arrière « . Bien qu’elle ait appris certaines choses à la dure, Liz dit qu’elle n’a aucun regret, et considère ces situations comme des expériences d’apprentissage qui l’ont aidée tout autant, sinon plus, que lorsque les choses se sont passées comme prévu.

Lorsqu’on lui demande quels conseils elle donnerait aux jeunes sur le métier de musicienne, Liz recommande fortement d’être aussi polyvalent que possible et de s’engager à s’éduquer soi-même. Par exemple, lorsqu’elle a lancé son entreprise de musique pour cérémonies de mariage et d’événements spéciaux, elle s’est immergée dans ces domaines et appris à connaître ces industries particulières. Elle se fait aussi un point d’honneur de jouer de la musique de tous genres et ne se soucie pas de la notion que « faire de l’argent en faisant des reprises et en jouant des choses que les gens veulent entendre », équivaut à vendre son âme.

Elle conseille également d’avoir une robuste présence en ligne qui puisse se trouver facilement, y compris un site web et des canaux de médias sociaux. Et lorsque vous négociez avec des clients potentiels ? « N’hésitez pas à demander le montant d’argent que vous méritez pour un concert. Soyez professionnels, polis et répondez rapidement aux requêtes d’information et aux demandes de services. »

Liz est la preuve vivante qu’il est possible de réaliser ses rêves de carrière en musique, mais pas sans l’appui d’une solide stratégie commerciale et beaucoup de travail acharné. Maintenant âgée de 28 ans, elle est présidente de l’Association des Professeurs de Musique de l’Ontario pour le centre de Toronto, et jouit d’un horaire régulier pour enseigner et jouer de la musique lors de mariages et autres événements, et en 2020, elle adjudicatrice à Conservatoire Canada. Pour en savoir plus sur les trucs et astuces de Liz sur le métier de musicien, jetez un coup d’œil sur son article publié plus tôt cette année sur Timtopham. Vous pouvez également trouver Liz en ligne sur son site web, Facebook, Instagram, Twitter et YouTube.